FR3, « Littoral, la magazine des gens de la mer »


Lien FR3 : Reportage pour l’émission Littoral, le magazine des gens de mer : « Une artiste peintre au pays des pêcheurs, rencontre avec Catherine Raoulas », première diffusion le samedi 2 mai 2015. 


J’aime Radio, « Grand Large »

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Du 8 au 11 mars 2016, Catherine Raoulas invitée « Fil Rouge » de l’émission « Grand Large » de J’aime Radio pour une série de 4 interviews à partir de 19H00 . A écouter en podcast sur le site de J’aime Radio.

« Installée sur le port de pêche de Lorient, Catherine Raoulas était notre invitée fil rouge tout au long  de la semaine. L’artiste-peintre aime peindre sur des toiles qui ont déjà servi, des morceaux de bois, des cartes marines … Elle utilise des pinceaux, certes, mais aussi des tournevis, ses doigts et ce qui lui tombe sous la main. C’est ce qui fait le côté brut de son travail. »

FIL ROUGE Catherine Raoulas – Volet 01 – « Je suis tombée dans la peinture quand j’étais petite ».

 

FIL ROUGE Catherine Raoulas – Volet 02 – « La mer et ses hommes sont la sève de ma peinture ».

 

FIL ROUGE Catherine Raoulas – Volet 03 – « Mon but, peindre la réalité parfois rude du port de pêche ».

 

FIL ROUGE Catherine Raoulas – Volet 04 – « Le côté brut de mon travail ».


Questions réponses à Catherine Raoulas

Depuis quand êtes vous devenue artiste-peintre ?

« L’amour du dessin, de la peinture, du bricolage … c’est tout un apprentissage depuis, je crois, mes six ans ! Après, l’idée d’en faire mon métier, c’est un long cheminement où l’adulte doit choisir sa voie. Depuis 15 ans maintenant, je consacre tout mon temps à la peinture. Il faut du temps pour humer, écouter, observer la réalité afin de l’exprimer par le langage que je préfère : la peinture. »

Le monde de la pêche occupe une place très importante dans votre peinture. Pourquoi ?

« Parce que je ne peux dissocier mon quotidien, mon environnement, de mon travail.
Même si je peins dans mon atelier, et non pas sur les quais, mon inspiration ressemble à ma respiration. Ici, il y a tellement de couleurs, de mouvements, de vie … mon atelier côtoie les chantiers navals, la forge, les bistrots du port, les mareyeurs … »

Quel regard les pêcheurs portent-ils sur vos peintures ?

« Leurs regards, ce sont les plus beaux compliments et encouragements.
C’est brut, vrai, sans chichi ! Quand ils me disent : « Moi, j’aime bien, mais j’y connais rien ! » ou : « C’est chouette, tu donnes de la magie à nos trucs de tous les jours » …
Comme une version poétique et joyeuse d’un métier aussi rude … « Une petite magicienne » … je l’ai entendue une fois , et je crois avoir rougi. »

Pourquoi embarquer sur un bateau ?

« Cela va faire 13 ans que je travaille sur le port de pêche de Lorient.
D’origine Brestoise, j’ai pas mal bourlingué, pour mon travail mais aussi par choix.
Choix de l’environnement naturel et choix des rencontres humaines … et à chaque étape, toujours la proximité d’un port.
Lorient, mon port d’attache aujourd’hui, représente pour moi toutes les richesses du monde maritime. Pêche, plaisance, hommes de la mer, rudesse et humilité.
Embarquer, c’est vivre pleinement tout ce qui m’inspire pour mon travail de peintre. »

Pourquoi sur un chalutier ?

« La pêche est mon domaine de prédilection. Il est rare qu’un poisson n’apparaisse pas sur mes œuvres. Il représente la vie, l’espoir, le respect, la nature. C’est la ressource de notre ville et j’aime l’idée de se nourrir d’elle. »

C’est un milieu dur et plutôt masculin…

« Tout comme à terre, ici. Mon quotidien est pareillement dur et mes amis sont ceux qui partent en mer, ou travaillent sur le port, ou encore aux forges …
Si mon atelier est fabriqué à partir de containers maritimes, ce n’est sans doute pas un hasard … j’aime le côté industriel et brut du port. Ce qui n’empêche en rien la poésie. »

Partir en mer, et rapporter quoi ?

« Avant tout, un regard un peu plus aiguisé sur un métier qui me fascine, et autant de croquis, d’esquisses, de coups de crayon pris sur le vif, des moments de vie que les pêcheurs gardent trop souvent pour eux, une fois qu’ils débarquent ! »